mars 8, 2026
RD Congo, États-Unis
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Nord-Kivu et Sud-Kivu : crimes de guerre, violences sexuelles et crise humanitaire en RDC

Alors que l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) continue de sombrer dans le chaos, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH) alerte sur une détérioration dramatique de la situation humanitaire et des droits humains.

🔴 Le groupe armé M23 est accusé d’exécutions sommaires, tandis que les Forces Armées de la RDC (FARDC) et les combattants alliés sont pointés du doigt pour des violences sexuelles massives.

Cette nouvelle escalade intervient alors que le M23, soutenu par le Rwanda, continue son offensive vers Bukavu, après avoir pris le contrôle de Goma.

Des exécutions sommaires et une crise humanitaire grandissante

Selon Jeremy Laurence, porte-parole du HCDH, au moins 12 exécutions sommaires commises par le M23 ont été documentées entre le 26 et le 28 janvier.

En parallèle, des camps de déplacés ont été bombardés, faisant plusieurs victimes civiles.

📍 À Goma et Bukavu, les hôpitaux sont débordés par un afflux massif de blessés. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rapporte plus de 2 000 blessés, dont 315 personnes soignées dans les rues.

Le M23 progresse vers Bukavu, menaçant la cité minière de Nyabibwe, située à 100 km de la capitale provinciale du Sud-Kivu.

🔴 Dans les zones contrôlées par le M23, comme Minova, des écoles et des hôpitaux sont occupés par les rebelles, tandis que la population civile est soumise à la conscription et au travail forcé.

Des violences sexuelles massives documentées

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a exprimé sa profonde préoccupation face à la montée des violences sexuelles liées au conflit.

🔹 52 femmes auraient été violées par les FARDC et leurs alliés Wazalendo dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu.

🔹 165 femmes ont subi des violences sexuelles lors de l’évasion de 4 000 détenus de la prison de Muzenze, à Goma, le 27 janvier.

💬 « La prolifération des armes dans la région accentue les risques de violations graves des droits humains », avertit Volker Türk.

En outre, l’UNFPA signale que plus de 2 000 femmes sont exposées à un risque accru de violences sexuelles et de maladies sexuellement transmissibles.

Les enfants, premières victimes du conflit

Selon Virginia Gamba, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour les enfants et les conflits armés :

🔹 Les enfants sont enrôlés de force par les parties au conflit.
🔹 Les risques de violences sexuelles et de mutilations explosent dans les camps de déplacés.
🔹 Des centaines d’enfants ont été tués ou blessés dans les bombardements récents.

L’ONU appelle à une protection urgente des enfants, soulignant que cette guerre pourrait laisser une génération entière traumatisée.

Des milliers de déplacés à Bukavu et une aide humanitaire paralysée

L’offensive du M23 au Nord-Kivu a provoqué une crise de déplacement massive :

🔹 45 000 personnes ont fui vers des camps de déplacés autour de Goma.
🔹 178 000 personnes ont trouvé refuge à Kalehe, Idjwi et Bukavu.
🔹 700 000 personnes ont été nouvellement déplacées dans le Nord et le Sud-Kivu.

🛑 L’aide humanitaire est sévèrement entravée :
📍 L’aéroport de Goma est fermé depuis le 26 janvier.
📍 Les routes principales sont bloquées (RN2, frontière Rwanda-Gisenyi).
📍 Les corridors d’approvisionnement sont impraticables, compliquant l’accès aux soins et aux vivres.

Un nombre limité de réfugiés vers les pays voisins

🔹 600 Congolais ont traversé la frontière rwandaise ces derniers jours.
🔹 150 réfugiés arrivent quotidiennement en Ouganda.
🔹 50 à 60 Congolais par jour entrent au Burundi.

Avant cette crise, la RDC comptait déjà 6,7 millions de déplacés internes, faisant de ce conflit l’une des pires crises humanitaires du continent africain.

Appel urgent à une intervention internationale

Le Haut-Commissaire Volker Türk exhorte toutes les parties au conflit à respecter le droit humanitaire international et à mettre fin aux violences.

📢 L’ONU demande :
Une enquête approfondie sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Des sanctions internationales contre les responsables des exactions.
L’ouverture immédiate de couloirs humanitaires pour l’assistance aux populations civiles.

Alors que le M23 continue son avancée, les habitants de Bukavu retiennent leur souffle, redoutant que leur ville ne subisse le même sort que Goma.

Le temps presse pour éviter un drame humanitaire encore plus grand.

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