Alors que le M23 poursuit son avancée dans le Sud-Kivu, les Nations Unies alertent sur une crise sanitaire imminente. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) craint que l’instabilité croissante ne favorise la propagation d’épidémies, notamment le mpox (variole simienne), qui connaît une recrudescence à Goma et dans les zones environnantes.
La violence des combats a déjà provoqué une saturation des hôpitaux, une pénurie de médicaments et un accès limité aux services de santé essentiels. En parallèle, les organisations humanitaires dénoncent les pillages et la destruction des infrastructures médicales.
Une épidémie de mpox hors de contrôle à Goma
📢 L’OMS alerte : les risques de propagation du mpox explosent en RDC.
Selon un rapport du 30 janvier, 143 cas confirmés de variole simienne avaient été signalés à Goma, mais 128 malades ont fui les centres d’isolement en raison de l’insécurité et du manque d’accès aux soins.
💬 « Les activités de réponse à la variole doivent reprendre de toute urgence », exhortent les agences humanitaires de l’ONU.
Les chiffres clés :
🔹 14 530 cas confirmés de mpox en RDC.
🔹 6 000 nouveaux cas signalés au Nord et Sud-Kivu en six semaines.
🔹 70 000 personnes vaccinées dans le monde, dont la majorité en RDC.
Les conditions actuelles favorisent une explosion de nouveaux foyers épidémiques, notamment en raison du déplacement massif de populations et du manque d’accès aux traitements.
Le M23 consolide son contrôle sur Goma et menace Bukavu
💥 Sur le plan sécuritaire, la situation se détériore rapidement.
🔸 À Goma, la MONUSCO signale que le M23 renforce son emprise par des patrouilles régulières, des perquisitions de domiciles et des pillages de maisons et d’entrepôts humanitaires.
🔸 Dans le Sud-Kivu, les forces congolaises (FARDC) ont renforcé leurs positions à Nyabibwe, à 85 km de Bukavu, alors que des combats violents sont signalés à Minova.
📢 « La MONUSCO est préoccupée par la progression du M23 vers Bukavu, capitale du Sud-Kivu », a déclaré Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général de l’ONU.
Un bilan humain catastrophique
🔴 L’OMS dresse un bilan alarmant des affrontements récents :
📍 787 morts à Goma depuis le début des combats.
📍 3 000 blessés dont certains en attente d’évacuation.
📍 Hôpitaux débordés, structures médicales au-delà de leurs capacités.
📍 Saturation des morgues, incapables de gérer l’afflux de corps.
💬 « Certains blessés restent bloqués chez eux sans accès aux soins », alerte l’OMS.
En raison de l’effondrement du système de santé local, les patients sont désormais transférés vers Rutshuru et d’autres zones encore accessibles.
Reprise progressive des activités à Goma, mais une situation précaire
🔹 Les activités économiques reprennent lentement, mais les écoles et banques restent fermées.
🔹 Les camps de déplacés ont été pillés et abandonnés, laissant des milliers de personnes sans abri.
🔹 L’ONU tente de reprendre la distribution d’aide humanitaire, bien que la sécurité reste un obstacle majeur.
📢 Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) affirme être prêt à reprendre ses opérations, mais les conditions sécuritaires doivent s’améliorer.
Les violences sexuelles en hausse : une tragédie persistante
🚨 Pramila Patten, Représentante spéciale de l’ONU pour les violences sexuelles en temps de conflit, tire la sonnette d’alarme.
🔴 165 femmes violées lors de l’évasion de la prison de Muzenze à Goma.
🔴 Multiplication des cas de viols collectifs sur les routes empruntées par les déplacés.
🔴 Cas signalés d’esclavage sexuel et d’abus par toutes les parties au conflit.
💬 « La situation est dramatique. Nous appelons à une protection urgente des femmes et des filles », a-t-elle insisté.
L’impact du conflit sur le développement en RDC
🔹 Le PNUD estime que la crise actuelle compromet gravement les progrès vers les Objectifs de Développement Durable (ODD).
🔹 Les secteurs les plus touchés :
📍 Éducation : Fermeture massive des écoles.
📍 Santé : Destruction des infrastructures médicales.
📍 Économie : Entreprises en faillite, insécurité alimentaire.
💬 « Chaque jour de conflit aggrave la pauvreté et recule le développement de plusieurs décennies », a déclaré Achim Steiner, Administrateur du PNUD.
Un appel urgent à l’action internationale
📢 L’ONU demande une réponse immédiate pour prévenir une catastrophe humanitaire.
🔸 Sanctions contre les responsables des exactions.
🔸 Ouverture de couloirs humanitaires pour l’acheminement des secours.
🔸 Protection des populations civiles contre les violences sexuelles et les déplacements forcés.
Alors que la communauté internationale tarde à réagir, la population de l’Est de la RDC est livrée à elle-même, prise au piège entre guerre, maladies et déplacements massifs.
🔴 Les jours à venir seront décisifs pour l’avenir de Bukavu et des millions de Congolais en détresse.

Ingénieur (Ir.) et développeur full stack, Roland MANTAMA articule technologie et droits humains. Il conçoit des applications web, renforce la sécurité numérique des organisations et écrit pour vulgariser la culture digitale. Entre code, pédagogie et plaidoyer, son travail vise un numérique responsable et utile à la société. Il est CEO de Usiano Afrika.


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